21 janvier 2012

Le Chat noir, Edgar Allan Poe

Pour m’obliger à lire plus et surtout à faire des comptes-rendus de mes lectures, je participe au défi de Missbouquinaix : “Lire en anglais”. Inscrite en tant qu’anglophone chevronnée, je m’astreins à lire au moins 12 livres en anglais et à en faire un compte-rendu en français. Difficulté supplémentaire rajoutée, je ferai au moins la moitié des comptes-rendus en anglais également.

Black Cat, 1894 - 1895 by Aubrey Beardsley (1872 - 1898)

Je crois bien qu’avant Le Chat noir, je n’avais jamais rien lu de Poe. Et, sans ma liseuse, je n’aurai sans doute pas lu cette nouvelle de sitôt tout bonnement parce qu’il ne me serait jamais venu à l’idée d’emprunter un recueil de nouvelles de Poe.

Le Chat noir est donc une nouvelle. Un genre que je n’affectionne pas particulièrement [1] - le roman ayant ma très nette préférence - mais qui semble être le genre de prédilection d’un bon nombre d’écrivains anglophones. D’ailleurs, je préfère l’équivalent anglais short story. Je m’égare. Pardon.

Comme première introduction dans l’univers de Poe, c’est assez brutal. Court (une quinzaine de pages maximum), le récit n’en est que plus intense.

Nous découvrons un narrateur auquel on ne peut, de toute évidence, pas se fier entièrement et qui, ce n’est pas si courant, ne nous demande pas de le croire. “I neither expect nor solicit belief. (Je n’attends ni ne requiert qu’on me croit.)” Sans trop vouloir en dévoiler, le lecteur sera amené à questionner au fil des pages la santé mentale du narrateur. On oscille tout au long du récit entre sombre et morbide réalité, déformée par l’alcool, et fantastique.
Violence, folie, mystère(s), meurtre, voilà ce qui vous attend.

Si l’alcoolisme est en effet abordé et dénoncé par Poe, avec tous les effets pervers qui peuvent y être liés, la nouvelle ne se réduit pas à cette seule dimension. Je trouve bien plus intéressante la façon qu’à Poe de décrire en quelques lignes le plaisir malsain, sadique et franchement pervers qu’à le narrateur, fasciné par l’horreur de ses propres actes et le sentiment d’enfreindre un interdit, à maltraiter et torturer ses animaux. De même, pour le traitement du sentiment de culpabilité. Je ne veux pas développer de peur d’en dire trop sur l’intrigue.

Plongée dans l’alcoolisme, récit de la naissance d’un monstre, portrait (in)humain, description de sombres travers humains, récit fantastique, genèse de la folie.

Le Chat noir, c’est un peu tout ça à la fois avec une bonne dose de suspens.

Premier pas concluant dans l’univers de Poe et je n’hésiterai pas à y refaire quelques incursions. J’en profite pour saluer l’initiative de Feedbooks qui propose des liens directs vers d’autres œuvres de Poe en préface et postface. L’œuvre est téléchargée en un petit clic depuis la liseuse et de suite ajouté à la bibliothèque. Parfait !

Note

[1] Je me demande si mon goût modéré pour les nouvelles ne vient pas du fait que j’en ai trop soupé au lycée avec une prof d’anglais exécrable.

20 janvier 2012

Streets Of Philadelphia

Philadelphie - Premier jour

Admirez la transition subtilement amenée avec le précédent billet où j’évoquais déjà la chanson de Springsteen. Ma mère le mettait en boucle avec Nina Simone à un moment, ce qui fait que je connais presque par cœur leurs chansons. Il y a pire comme éducation musicale.

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18 janvier 2012

The American Dream

Parfois, il y a des billets qui s’écrivent sans difficulté. Ça n’a pas été le cas pour les billets que je comptais écrire, dès août 2011, à propos de mon voyage aux États-Unis. J’ai laissé les brouillons dans un coin, sauf un, en me promettant de m’y remettre et finalement j’ai laissé beaucoup de temps couler, jamais satisfaite du résultat.

Et puis plus le temps passe, plus je me demande si ça intéresse (encore) quelqu’un.
Peut-être pas. Mais ce n’est pas grave, je me lance quand même.

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13 janvier 2012

Je suis amoureuse

Plus qu’un partiel et je pourrai enfin répondre tranquillement à mes emails et envoyer mes quelques cartes de vœux que je m’étais promis d’envoyer. Je devrais dormir. Au lieu de ça, je joue avec ma petite liseuse Sony qui est tout bonnement superbe. En fait, en bonne chieuse pointilleuse, j’ai déjà  […]

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2 janvier 2012

Dévoreuse de livres

Cet été, alors que j’essayais de me souvenir des livres que j’avais lu depuis septembre, je me suis rendue compte, après avoir péniblement fait travailler ma mémoire “limitée et défaillante”, que je lis beaucoup moins qu’avant (en ne comptant pas les journaux et tout ce qui est lecture pour les cours) et que mes souvenirs, quand ils sont encore présents, ne sont que des “pâles résumés” de l’œuvre.

J’ai toujours été une lectrice passionnée et impatiente. Plongée très vite dans l’univers de l’auteur, je sympathise avec les personnages ou les déteste, partage leur angoisse, leur joie, leur déception. En bref, tout.
Très sensible, les romans avaient - et ont encore quoique moins - une très forte emprise sur moi. Impossible de me détacher d’un livre une fois entamé et de le fermer. Alors je dévore, je cours jusqu’à la fin, passant en hâte sans apercevoir ces belles tournures de style, ces détails décisifs. Une fois le sprint (ou le marathon dans certain cas) fini, je me dis que la prochaine fois je lirai moins vite, que je savourerai plus.
Et à chaque fois, je recommence à courir.

Ou parfois, je triche. Et je lis la ou les dernières pages du roman. La lecture est alors plus calme et agréable, connaissant l’issue du voyage, je l’apprécie d’autant plus.

Depuis, je me suis forcée à essayer de garder quelques traces de mes lectures. Si possible un billet ou au moins des notes dans un carnet. Au final, beaucoup de notes éparses, hiéroglyphes griffonnés à la hâte, incompréhensibles pour le commun des mortels et bien souvent de moi.

La lecture de la postface de François Ricard dans L’ignorance de Kundera m’a quelque peu rassurée et je me sens moins coupable des mes oublis :

(…) “ce qui constitue l’un des problèmes séculaires du roman : la mémoire limitée et défaillante du lecteur. Lire un roman, en effet, c’est toujours plus ou moins le « dévorer », c’est-à-dire, qu’on le veuille ou non, oublier ce qu’on lit à mesure qu’on le lit, négliger le détail des phrases, des scènes et des pensées, si frappantes qu’elles nous paraissent sur le coup, pour n’en retenir qu’un pâle résumé permettant la poursuite de notre lecture. De sorte que, malgré la meilleure volonté du monde, nous sommes fatalement des lecteurs myopes et distraits.”


Je continue occasionnellement selon mon humeur à noter des bouts de phrases ou les embryons de réflexion qui me viennent à la lecture d’un passage. Elles resteront sans aucun doute éparpillées un peu partout. Des petits bouts sur mes tickets de métro, perdues en marge de quelques pages ou d’autres sur Evernote ou .doc qui trainent sur l’ordi.

Ce que je veux faire par contre, c’est au moins faire un petit bilan de mes lectures. Tous les trois, six ou douze mois, je ne sais pas encore. Ou au fur de l’envie. Ça ne m’apportera sans doute pas grand chose plus tard de savoir que j’ai lu Errance de Depardon en janvier 2012 mais qui sait.

Petite rétrospective donc. Après tout, c’est la période ;)

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22 décembre 2011

"Des cadeaux, je veux tout plein de cadeaux !"

Pour reprendre sur une note plus joyeuse (et plus consumériste aussi), une petite liste [1] d’une partie de ce que j’ai envie de recevoir et d’offrir. On commence par les livres. La belle édition reliée de la saga de G.R.R Martin par Harper Collins (who else ?) Vivez, déclenchez, partagez ! La photo  […]

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